- Contraste
Après avoir traversé des champs d'oliviers, nous passons par la « banlieue de Fès ». Un âne tire une charrette à deux roues. Des gosses courent un peu partout, au bord et sur la route sans se rendre compte du danger. Un vieil homme chevauche une bourrique déjà bien chargée. Les maisons sont très simples, 4 murs et 1 toit, de tôles ou de briques. De nombreux bâtiments sont inachevés, gris béton, et des tiges de fer sortent du haut des piliers porteurs. On ressent un certaine misère, un premier aperçu de ce que je risque de côtoyer plus tard.
Soudain, les palmiers se multiplient, les maisons s'agrandissent et se cachent derrière de haus murs. Ce ne sont plus des cahutes, mais des petites villas. J'apprendrai plus tard que ce quartier est le plus cher de la ville. Étrange contraste...
- "Un marocain au volant, la ... "
Deuxième aperçu marquant : la conduite marocaine. Le Guide du Routard avait prévenu : « D'emblée, on est frappé par l'anarchie totale qui règne aussi bien sur la route que dans la rue. Il y a 3 concepts fondamentaux que le conducteur méconnait totalement : celui de niveau de risque, celui d'anticipation, celui de respect d'autrui. [...] De nombreux automobilistes de respectent pas toujours les stops, doublent en général n'importe où n'importe comment, changent de direction sans clignotant [...] et n'ont aucune, mais alors vraiment aucune notion de distance de sécurité. [...] Ne croyez pas que l'on exagère ! »
Tout est dit, et pourtant... je crois que pour un européen (taxé à la moindre petite infraction, bombardé de spot publicitaire de la prévention routière, disposant d'un permis exigeant) il est impossible d'imaginer à quel point les marocains conduisent dangereusement. 2 ans d'entrainement à la conduite parisienne me sont utiles pour pouvoir traverser. On le fait où on peut, comme on peut, et en regardant comment les autres font...
- "Tu es Français?"
Avec mes deux gros sacs, mon short et mon teint pâle, je suis vite repéré. Un Jeune, Youssef, se propose de me guider dès ma descente de bus à l'auberge de jeunesse. Il me propose également qu'un guide vienne me chercher le lendemain, 10h. Apprenant que je vais rester ici quelques temps, il me dit qu'il peut m'aider à chercher des appart', et que l'on peut aller boire un thé avec une connaissance qui saura me trouver un logement. Tout ça en 5 minutes de conversations !
Je pose mes affaires et décide de partir à la découverte de la ville. Là encore, au bout de 10 minutes, un autre jeune, Amine, me propose du "Kif" ("Ca te dit un joint?"). Non, merci. Je continue ma route, il m'accompagne et nous iscoutons un peu. En 3 minutes 30 sec. j'ai son numéro de portable, et une proposition pour dormir chez lui avec sa famille, sans n'avoir rien à demander. J'ai l'impression qu'un panneau lumineux me suit au dessus de ma tête, avec écrit TOURISTE d'un côté, et de l'aute POTENTIEL PIGEON...
Il n'empêche que les marocains sont très accueillants et communicatifs. De nombreuses fois je me suis fait arrêté par des passants, qui voulaient simplement discuter un peu, et me souhaiter la bienvenue ("Marhaba" en arabe)
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