« Salam aleikoum ! Français ? » me demande Zakkarya, un jeune homme de mon âge. « Oui ». Nous discutons un peu. « Arf ! Les guides officiels, ils font que les trucs pour touristes. Mais ils ne connaissent pas la médina. Moi j’y suis né et j’y vis. Si tu veux je te fais faire un tour. Je suis d’origine berbère, je peux te montrer une maison typiquement berbère ! et puis s’il y a une chose à faire dans le quartier andalous, c’est le musée de la musique andalouse. » Bon, alors allons-y !
Nous commençons par une petite vue panoramique sur la médina (photos 2 et 3). Nous redescendons, et nous tombons sur une tannerie, beaucoup plus petite que celle de la veille. Qu’importe ! Car nous passons carrément au travers (après avoir donné 5 DH au gardien…) pour rejoindre la médina (photos 4 et 5). Une fois dans celle-ci, j’ai l’impression de voir l’envers du décor de la veille. Il y a beaucoup moins de marchands, de couleurs, et de monde. Il y a plus gosses, des ruelles encore plus petites et un peu plus de crasse. Enfin, nous arrivons à « la maison typiquement berbère », qui s’avère être aussi le magasin de tapis de son cousin… On m’offre le « whisky berbère », un thé à la menthe avec un peu plus d’épices et de goût qu’un thé marocain classique. On me présente le travail de tapisserie des berbères, la signification des motifs, la qualité du tissage. Il est vrai qu’il y a des pièces magnifiques… que l’on me propose « à un prix berbère, pas comme les arabes ! Les arabes ont toujours les yeux plus gros que le ventre, pas nous ! ». Désolé, mais non merci !
Bref, nous repartons dans notre dédale de ruelles invraisemblable. J’aurais aimé prendre des photos, mais Zakkarya, rejoint par un de ses amis, marche trop vite pour s’arrêter. Et j’ai l’impression de traverser des zones plus intimes, plus cachés, moins ouvertes aux touristes, même s’il n’y a pas de règles précises. Nous nous arrêtons dans un cul de sac. Au fond, une porte sans prétention, et un vieux monsieur assis sur une chaise. Nous passons cette porte et un petit couloir exigu, pour finalement déboucher … sur une vraie merveille. On ne m’avait pas menti : le musée de la musique andalouse vaut vraiment le coup d’œil, du moins le bâtiment, l’exposition étant très pauvre (une ou deux vitrines, quelques affiches). Sur le toit, un autre très bon point de vue sur la médina (26 à 29). Je vous laisse regarder les photos 6 à 25, ainsi que les agrandissements sur les plafonds, en bois sculpté et/ou peint.
- « Mon père, mes mères, mes frères et mes sœurs, woo-ooo… »
- « je vais chercher des cigarettes »

1 commentaire:
Yo biatch !
What's up in Maroc ?
Moi je reste en France, je me sacrifie pour le SC pour garder un contact permanent à Paris :D
C'est demain les inscriptions pédagogiques et c'est la mort :p
J'attends de tes nouvelles, t'chou !
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