14 sept. 2008

J +2 : deuxième visite de la médina

Encore sous le charme de ma visite de la veille, je décide que la journée de dimanche sera consacrée à une autre excursion dans la médina, en solo cette fois ci et à mon rythme. Je pars à pied, traverse la ville, longe le mur d’enceinte (photo 1), et me fait tirer les oreilles par un policier (pour avoir pris en photo une majestueuse porte du palais royal, ce qui est illégal apparemment). Je supprime la photo, et finalement m’arrête pour regarder une pancarte.

« Salam aleikoum ! Français ? » me demande Zakkarya, un jeune homme de mon âge. « Oui ». Nous discutons un peu. « Arf ! Les guides officiels, ils font que les trucs pour touristes. Mais ils ne connaissent pas la médina. Moi j’y suis né et j’y vis. Si tu veux je te fais faire un tour. Je suis d’origine berbère, je peux te montrer une maison typiquement berbère ! et puis s’il y a une chose à faire dans le quartier andalous, c’est le musée de la musique andalouse. » Bon, alors allons-y !

Nous commençons par une petite vue panoramique sur la médina (photos 2 et 3). Nous redescendons, et nous tombons sur une tannerie, beaucoup plus petite que celle de la veille. Qu’importe ! Car nous passons carrément au travers (après avoir donné 5 DH au gardien…) pour rejoindre la médina (photos 4 et 5). Une fois dans celle-ci, j’ai l’impression de voir l’envers du décor de la veille. Il y a beaucoup moins de marchands, de couleurs, et de monde. Il y a plus gosses, des ruelles encore plus petites et un peu plus de crasse. Enfin, nous arrivons à « la maison typiquement berbère », qui s’avère être aussi le magasin de tapis de son cousin… On m’offre le « whisky berbère », un thé à la menthe avec un peu plus d’épices et de goût qu’un thé marocain classique. On me présente le travail de tapisserie des berbères, la signification des motifs, la qualité du tissage. Il est vrai qu’il y a des pièces magnifiques… que l’on me propose « à un prix berbère, pas comme les arabes ! Les arabes ont toujours les yeux plus gros que le ventre, pas nous ! ». Désolé, mais non merci !

Bref, nous repartons dans notre dédale de ruelles invraisemblable. J’aurais aimé prendre des photos, mais Zakkarya, rejoint par un de ses amis, marche trop vite pour s’arrêter. Et j’ai l’impression de traverser des zones plus intimes, plus cachés, moins ouvertes aux touristes, même s’il n’y a pas de règles précises. Nous nous arrêtons dans un cul de sac. Au fond, une porte sans prétention, et un vieux monsieur assis sur une chaise. Nous passons cette porte et un petit couloir exigu, pour finalement déboucher … sur une vraie merveille. On ne m’avait pas menti : le musée de la musique andalouse vaut vraiment le coup d’œil, du moins le bâtiment, l’exposition étant très pauvre (une ou deux vitrines, quelques affiches). Sur le toit, un autre très bon point de vue sur la médina (26 à 29). Je vous laisse regarder les photos 6 à 25, ainsi que les agrandissements sur les plafonds, en bois sculpté et/ou peint.
  • « Mon père, mes mères, mes frères et mes sœurs, woo-ooo… »
Zakkarya le berbère me fait la visite, et me présente la première chambre de la première femme du professeur de musique vivant jadis ici, la deuxième chambre de la deuxième femme, et ainsi de suite jusqu’à la 4e et dernière femme. « _ Dis moi Zakkarya, il y a beaucoup de marocains qui ont plusieurs femmes ? _ Oui, mon père par exemple, il a deux femmes. _ Et tu as combien de frères et sœurs ? _ 4 frères et 6 sœurs, mais juste de ma mère, pas de l’autre »… D’une manière générale, les familles marocaines sont assez nombreuses. 3 enfants est une petite famille. Concernant la polygamie, du peu que j’ai aperçu de la société marocaine, elle ne semble pas très répandue.
  • « je vais chercher des cigarettes »
En arrivant dans le hall principal de la bâtisse, mon guide non officiel me dit : « Je vais parler avec le gardien et je vais chercher des cigarettes. Après je reviens ». 15 minutes plus tard, il revient, mais avec un pétard à la main. « C’est pas une cigarette ça ! ». Je lui demande s’il fume beaucoup. « Non, non, pas beaucoup, juste 4 ou 5 grammes par jour », soit environ deux phalanges de son petit doigt. Quand même ! « Tu sais, c’est bon pour la tête ! Se faire bronzer la tête, ça permet de voir mieux les choses, d’être plus calme… tu vois ? ». Sans commentaires. Je lui demande si cela pose problème avec la police, et il me répond que non. Le Guide du Routard prévenait lui, que le Maroc appliquait la règle du « 1 gramme, 1 an d’emprisonnement ». Mais cela doit être à titre exceptionnel, car cela sent assez souvent l’herbe de Provence sur les terrasses de cafés.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Yo biatch !
What's up in Maroc ?

Moi je reste en France, je me sacrifie pour le SC pour garder un contact permanent à Paris :D

C'est demain les inscriptions pédagogiques et c'est la mort :p

J'attends de tes nouvelles, t'chou !